PBI : Comment lutter contre les cochenilles farineuses ?

Petite histoire de lutte contre les cochenilles farineuses … (ces petits insectes sournois, envahissants et néfastes pour les végétaux)

Découvrez les images d’une infestation exemplaire et comment s’en débarrasser.

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Tout d’abord il faut savoir qu’il existe de nombreuses espèces de cochenilles farineuses, elles appartiennent toutes à la famille des Pseudococcidae.

Les femelles adultes ont un corps recouvert de filaments cireux et farineux de plus ou moins grandes tailles, d’où leur nom. Cette cire les protège des produits chimiques (et même de l’eau appliquée par voie aérienne). Elles sont peu mobiles bien qu’elles aient des pattes.

Les mâles adultes, eux sont petits, ailés et ne servent qu’à la reproduction. (Ils n’ont même pas de pièces buccales pour se nourrir). Lorsque les femelles sont fécondées, elles pondent leurs œufs par centaine dans une espèce d’amas cotonneux, et une fois la ponte terminée, elles meurent.

Les œufs éclosent et donnent de petites larves de couleur marron-jaune qui sont d’abord « imberbes » (sans filament cireux), très mobiles, on les surnomme les crawlers (les robots). Les larves de deuxième stade sont plus foncées et bougent moins. C’est à ce stade que la différenciation entre mâle et femelle se fera. Certaines se transformeront et deviendront des mâles. D’autres en continuant à se développer, se recouvriront de cires et deviendront des femelles. Chez certaines espèces de cochenilles, les femelles n’ont même pas besoin de mâle pour se reproduire !

Supprimer ces indésirables !

Outre les dégâts esthétiques qu’elles peuvent causer sur les végétaux, les cochenilles farineuses sont des insectes piqueurs-suceurs qui se nourrissent de la sève des plantes et les affaiblissent. Elles peuvent, de même leur transmettre des virus.

Alors que faire ?

Il est possible de mettre en place des pièges à phéromones pour capturer les mâles : Il s’agit de plaques jaunes engluées sur lesquelles on pose la capsule de phéromone qui mime l’odeur de la femelle. Le mâle attiré, se colle et s’englue. Il ne pourra donc plus se reproduire. Chaque odeur est particulière à chaque espèce. Il faut donc déterminer la bonne. Ce type de piège est surtout utilisé dans les serres de collectivités. Pour les patios, souvent considéré comme inesthétique, il faudra les cacher du regard du public.

Il existe également une petite coccinelle qui ne consomme que des cochenilles farineuses : Cryptolaemus montrouzieri. Elle est marron, avec une tête, un prothorax (juste derrière la tête) et un abdomen orangés. Sa larve ressemble beaucoup à la cochenille. Comme elle, elle est recouverte de filaments cireux mais elle est souvent plus grosse et plus mobile que la cochenille. (Nous vous en avions parlé dans un précédent article de notre newsletter en 2015).

Cet insecte peut être secondé par des micro-hyménoptères (guêpes de très petite taille) qui parasiteront les larves de cochenilles, très spécifiques d’une ou de quelques espèces de cochenilles farineuses, il faudra donc là aussi, dans un premier temps, reconnaître à qui vous avez affaire !

Cette méthode est efficace dans les patios, car les insectes circuleront facilement de plantes en plantes. Toutefois, pour intervenir sur des plantes isolées ou envahies par les cochenilles, c’est un peu plus difficile, on utilise alors des préparations à base de savon ou d’huiles essentielles qui agiront sur les jeunes cochenilles farineuses.

Une fois que vous aurez tués ces bêtes indésirables, il suffira de passer un coup de jet d’eau pour nettoyer et enlever le miellat et la cire que les cochenilles auront laissé. N’hésitez pas à nous consulter, nous pouvons vous conseiller des produits adaptés et vous renseigner sur leurs utilisations et leurs conditions d’applications.

 Agrément Certiphyto : MP00683